DOMAINE BINI : la parenthèse verte d'Abidjan — notre escapade en marge du FEMUA 2022 !
En mai 2022, après des jours de FEMUA — les basses qui font vibrer Anoumabo, la foule, les lumières, cette énergie d'Abidjan qui ne dort jamais — il arrive un matin où l'on a besoin d'entendre autre chose que la sono. Alors on prend la route. Et moins d'une heure plus tard, le bitume lâche prise, la ville s'efface… et le silence devient vert.
En mai 2022, après des jours de FEMUA — les basses qui font vibrer Anoumabo, la foule, les lumières, cette énergie d'Abidjan qui ne dort jamais — il arrive un matin où l'on a besoin d'entendre autre chose que la sono. Alors on prend la route. Et moins d'une heure plus tard, le bitume lâche prise, la ville s'efface… et le silence devient vert. Nous sommes au Domaine Bini, et l'on nous accueille comme au village : une noix de coco fraîche, un verre de bandji, et ce sourire qui dit « reposez-vous, vous êtes arrivés ».
Le Domaine Bini, en réalité, ce sont deux mondes qui se répondent. Côté forêt, au kilomètre 51 de l'autoroute du Nord, s'étendent 70 hectares d'une ancienne plantation familiale : forêt primaire, hévéas penchés, cacaoyers dont on suit le voyage de la cabosse au chocolat. Côté lagune, à Koffakoi, entre Abidjan et Bingerville, la lagune Aghien miroite, propre et calme, bordée de mangroves et de nénuphars. Deux sites, une même promesse : contempler, déguster, profiter — c'est la devise maison.
Derrière ce petit paradis, il y a un homme et une histoire de retour aux racines. Jean-Marc Bini, ancien banquier passé par le Canada, a décidé en 2015 de faire revivre la terre acquise par son père en 1974 et laissée en friche après sa disparition. Pari fou devenu référence : présenté comme le pionnier de l'écotourisme en Côte d'Ivoire, il a depuis ouvert une dizaine de domaines à travers le pays et accueille chaque année plus de 15 000 visiteurs.
Et puis, on vit le lieu. La randonnée pédagogique sous la canopée, où le guide raconte les secrets des plantes. Le « festin des 10 doigts », servi dans des feuilles, où attiéké, alloco et poisson braisé se mangent comme autrefois : avec les mains et avec le cœur. Le bain d'argile qui fait rire toute la tribu. Et côté lagune, la pirogue qui glisse entre les mangroves, la tyrolienne qui vous envoie directement dans l'eau, et, le soir venu, la possibilité de dormir sur l'eau, en cabine flottante, dîner aux chandelles et contes sous les étoiles.
C'est aussi un lieu qui sait recevoir : journées d'entreprises, team building, escapades d'associations y trouvent un décor que nul hôtel ne peut copier. Et sa fondation défend le couple « Nature-Culture » jusque dans les fêtes traditionnelles du pays — exactement l'esprit que nous traquons avec Festival Explorer : un festival ne se vit jamais que sur scène. Autour du FEMUA, Abidjan a sa coulisse verte, et elle s'appelle Bini. Explorateurs, quand la musique s'arrête, c'est là qu'elle continue de résonner. À vous d'y aller écouter.