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DOMAINE BINI : la parenthèse verte d'Abidjan — notre escapade en marge du FEMUA 2022 !

En mai 2022, après des jours de FEMUA — les basses qui font vibrer Anoumabo, la foule, les lumières, cette énergie d'Abidjan qui ne dort jamais — il arrive un matin où l'on a besoin d'entendre autre chose que la sono. Alors on prend la route. Et moins d'une heure plus tard, le bitume lâche prise, la ville s'efface… et le silence devient vert.

Par Festival TV Article n° 53 Rubrique À la Une
DOMAINE BINI : la parenthèse verte d'Abidjan — notre escapade en marge du FEMUA 2022 !
La paillotte flottante de Bini Lagune, quand le jour décline sur la lagune Aghien. © Domaine Bini (via GoAfrica Online)
Moïse 1er à la découverte du Domaine Bini

En mai 2022, après des jours de FEMUA — les basses qui font vibrer Anoumabo, la foule, les lumières, cette énergie d'Abidjan qui ne dort jamais — il arrive un matin où l'on a besoin d'entendre autre chose que la sono. Alors on prend la route. Et moins d'une heure plus tard, le bitume lâche prise, la ville s'efface… et le silence devient vert. Nous sommes au Domaine Bini, et l'on nous accueille comme au village : une noix de coco fraîche, un verre de bandji, et ce sourire qui dit « reposez-vous, vous êtes arrivés ».

Le Domaine Bini, en réalité, ce sont deux mondes qui se répondent. Côté forêt, au kilomètre 51 de l'autoroute du Nord, s'étendent 70 hectares d'une ancienne plantation familiale : forêt primaire, hévéas penchés, cacaoyers dont on suit le voyage de la cabosse au chocolat. Côté lagune, à Koffakoi, entre Abidjan et Bingerville, la lagune Aghien miroite, propre et calme, bordée de mangroves et de nénuphars. Deux sites, une même promesse : contempler, déguster, profiter — c'est la devise maison.

Un groupe de visiteurs pose au pied du fromager centenaire de Bini Forêt
Au cœur des 70 hectares de Bini Forêt, le fromager centenaire veille sur les randonneurs. © Top News Africa

Derrière ce petit paradis, il y a un homme et une histoire de retour aux racines. Jean-Marc Bini, ancien banquier passé par le Canada, a décidé en 2015 de faire revivre la terre acquise par son père en 1974 et laissée en friche après sa disparition. Pari fou devenu référence : présenté comme le pionnier de l'écotourisme en Côte d'Ivoire, il a depuis ouvert une dizaine de domaines à travers le pays et accueille chaque année plus de 15 000 visiteurs.

Des visiteuses en gilets de sauvetage, souriantes, dans une pirogue le long des palmiers de Bini Lagune
En pirogue sur la lagune Aghien, à Koffakoi : la traversée commence sous les palmiers. © Domaine Bini
Cinq pagayeurs en gilets traversent la lagune Aghien dans une longue pinasse
À la pagaie, comme autrefois : la pinasse relie les deux rives du domaine. © Domaine Bini (via GoAfrica Online)

Et puis, on vit le lieu. La randonnée pédagogique sous la canopée, où le guide raconte les secrets des plantes. Le « festin des 10 doigts », servi dans des feuilles, où attiéké, alloco et poisson braisé se mangent comme autrefois : avec les mains et avec le cœur. Le bain d'argile qui fait rire toute la tribu. Et côté lagune, la pirogue qui glisse entre les mangroves, la tyrolienne qui vous envoie directement dans l'eau, et, le soir venu, la possibilité de dormir sur l'eau, en cabine flottante, dîner aux chandelles et contes sous les étoiles.

Le repas du domaine servi dans des taliers en terre cuite : attiéké doré, soupe de poisson, poisson braisé et alloco
Le festin des dix doigts : sans assiette ni couverts, dans des feuilles et des taliers, comme le veut la tradition du domaine. © Ivonomad
Trois visiteuses enduites d'argile blanche, allongées sur des nattes au bord de la rivière
Le bain d'argile, rituel bien-être du domaine : on en ressort blanc comme un esprit de la forêt. © Voyager en Côte d'Ivoire

C'est aussi un lieu qui sait recevoir : journées d'entreprises, team building, escapades d'associations y trouvent un décor que nul hôtel ne peut copier. Et sa fondation défend le couple « Nature-Culture » jusque dans les fêtes traditionnelles du pays — exactement l'esprit que nous traquons avec Festival Explorer : un festival ne se vit jamais que sur scène. Autour du FEMUA, Abidjan a sa coulisse verte, et elle s'appelle Bini. Explorateurs, quand la musique s'arrête, c'est là qu'elle continue de résonner. À vous d'y aller écouter.

Le panneau peint à la main « Domaine Bini » devant les paillottes et les transats en bambou du campement
Bienvenue au domaine : un panneau peint main, des paillottes, et le sable encore tiède. © Domaine Bini (via GoAfrica Online)

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