Keti Koti
Traditions · Paramaribo, Suriname
Le festival
« Keti Koti » — « la chaîne est coupée », en sranan tongo. Chaque 1er juillet, le Suriname commémore l'abolition de l'esclavage par les Pays-Bas, le 1er juillet 1863 — une liberté restée en partie formelle jusqu'en 1873, après dix années de « tutelle » forcée sur les plantations. Jour férié depuis 1955, la fête — officiellement Dag der Vrijheden, Jour des Libertés — s'ouvre dès le 30 juin au soir par Kabraneti, la nuit des ancêtres de la religion winti.
À Paramaribo, on dépose des gerbes devant la statue de Kwakoe, l'esclave libéré brisant ses fers, inaugurée en 1963 pour le centenaire (Kwakoe veut dire « mercredi » : le 1er juillet 1863 en était un). Puis vient Bigi Spikri, le « grand miroir » : le défilé en habits traditionnels éclatants, en mémoire des libérés qui, en 1863, traversèrent la ville dans leurs plus beaux vêtements pour se voir — enfin — dans les vitrines des magasins.
Bon à savoir
Fête aussi célébrée par la diaspora surinamaise aux Pays-Bas, notamment à Amsterdam.