DES PALMIERS, DU POLO ET KYGO : MONTECITO A VÉCU SON PLUS BEAU WEEK-END !
Il y a des endroits où la fête semble avoir été inventée sur mesure. Un terrain de polo centenaire, posé entre l'océan Pacifique et les montagnes Santa Ynez, une lumière dorée de fin de journée… et soudain, des lasers roses, bleus puis verts qui déchirent le ciel au-dessus de la foule. Bienvenue au Palm Tree Music Festival de Montecito, les 10 et 11 octobre 2026.
Pour sa deuxième édition sur la côte centrale de la Californie, le festival de Palm Tree Crew a vu plus grand : deux jours complets, là où la première édition de 2025 tenait en une seule journée. Mais l'esprit, lui, n'a pas changé : pas de marée humaine à perte de vue, une jauge limitée, une foule qui peut respirer, approcher la scène, lever son cocktail signature en regardant le soleil descendre derrière les palmiers. C'est un festival qui se vit comme une fin de semaine entre amis très, très bien entourés.
Et des amis, il y en avait sur scène. Kygo d'abord, cofondateur de Palm Tree Crew, revenu jouer à la maison avec sa tropical house qui sent l'été sans fin. The Chainsmokers et Zedd pour les hymnes électroniques que tout le monde reprend en chœur. T-Pain pour le hip-hop festif. Et la belle surprise de cette édition : The All-American Rejects, Loud Luxury, Frank Walker, Natalie Jinju et Myles O'Neal ont transformé l'affiche en voyage entre électronique, pop, hip-hop et rock alternatif — là où l'édition sœur des Hamptons reste 100 % électronique, Montecito mélange les mondes, et la foule adore ça.
Il faut dire que le décor fait la moitié du spectacle. Le Santa Barbara Polo & Racquet Club, fondé en 1911, accueille d'ordinaire les matchs de polo les plus chics de Californie — précisons-le honnêtement : le festival se vend sous le nom « Montecito », mais le club est physiquement à Carpinteria. Le temps d'un week-end, ses pelouses impeccables sont devenues une piste de danse à ciel ouvert, portée par une scène immense bordée d'écrans LED — fournie, nous raconte l'entreprise Mountain Productions, avec ses lasers qui passaient du rose au bleu, puis au vert, au-dessus des têtes. Ajoutez les vendeurs de nourriture haut de gamme, les salons ombragés du VIP et les tables du Palm Club avec leur service de conciergerie : on est loin du festival boueux, on est dans une parenthèse dorée.
Cette parenthèse, Kygo et son manager Myles Shear la font voyager depuis 2021, quand la première édition a vu le jour dans les Hamptons. Depuis, le palmier a planté ses racines à Aspen, West Palm Beach, Dana Point, Napa, Saint-Tropez, jusqu'à Singapour — toujours la même promesse : peu de monde, de très grands artistes, et ce sentiment d'été qui ne finit jamais. À Montecito, entre l'océan et les montagnes, la promesse a rarement semblé aussi naturelle. Vivement la prochaine escale !