Guérewol — le concours de beauté des hommes Wodaabe
À voir autour du festival : les salines de Teguidda-n-Tessoum, Agadez la porte du désert, et les pâturages de l'Irhazer.
Le Guérewol se vit dans la plaine de l'Irhazer, autour d'Ingall, oasis et commune rurale de la région d'Agadez, au nord du Niger. Voici les lieux à voir autour du rassemblement — tous réels, dans le pays même de la Cure Salée.
Les salines de Teguidda-n-Tessoum
Au nord d'Ingall, le village de Teguidda-n-Tessoum vit de ses salines : des bassins peu profonds où l'eau saumâtre, en s'évaporant, dépose un sel aux couleurs vives — blanc, ocre, rouge — récolté à la main par les familles et chargé sur les caravanes. C'est ce sel minéral des terres de l'Irhazer qui donne son nom à la « Cure Salée » : les troupeaux viennent s'y recharger en sels minéraux à la fin des pluies, avant la transhumance de saison sèche.
Agadez et sa grande mosquée (patrimoine mondial de l'UNESCO)
À l'est d'Ingall, Agadez est la grande porte du désert et l'étape historique des caravanes transsahariennes. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2013. Il est dominé par la grande mosquée, construite en 1515 puis restaurée au XIXe siècle : son minaret de banco — argile et paille — dépasse 27 mètres, ce qui en fait l'un des plus hauts minarets de terre crue du monde. Autour : la vieille ville de maisons de banco, le palais du Sultan de l'Aïr et les ateliers des orfèvres touaregs, maîtres de la célèbre croix d'Agadez.
Les pâturages de la Cure Salée, plaine de l'Irhazer
Le troisième lieu est le décor même du festival : la plaine de l'Irhazer, au sud du massif de l'Aïr, où les pâturages reverdissent après les pluies. Éleveurs touaregs et peuls — Wodaabe et autres groupes — y convergent avec bovins, dromadaires, moutons et chèvres. Campements, marchés, courses de dromadaires et de chevaux, chants et danses : la plaine devient pour quelques jours la capitale nomade du Sahel.